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Lectures d’un poète...

Les chroniques de Bernard Mazo

Poète, Bernard Mazo était aussi critique, souvent sollicité par diverses publications ou, pour animer des rencontres, par des manifestations littéraires. Il a par ailleurs collaboré à plusieurs hommages collectifs et colloques et est l’auteur de nombreuses chroniques. Il fut notamment codirecteur durant neuf ans de "Aujourd’hui poème" , collabora à "Sud", "Autre Sud"," Europe", "Arpa", "Qantara", etc.
C’est un ami que j’ai accueilli avec grand plaisir au sein de revue-texture.fr pour des critiques régulières.


Jean Orizet : « Les Forêts de l’impossible » . Jean Orizet occupe une place des plus singulières dans notre champ littéraire. Parallèlement à son œuvre poétique importante, l’écrivain a construit une œuvre en prose considérable, distribuée au fil des années en six volumes sous le titre générique Histoire de l’entretemps et reprise aujourd’hui dans «  Les Forêts de l’impossible » (le cherche-midi / Mélis éditions). Ces textes relativement brefs sont marqués du sceau d’une profonde originalité, l’unicité des thèmes qui y sont abordés, l’acuité du regard porté par l’auteur sur notre univers aux arcanes mystérieux, lors de ses pérégrinations à travers les cinq continents. Lire.

Charles Dobzynski : « J’ai failli la perdre ». Parmi le concert poétique contemporain, Charles Dobzynski a un registre si étendu qu’il échappe – et ce n’est pas le moindre compliment que l’on peut lui faire – à toute classification. Tantôt lyrique, tantôt d’une lucidité ironique, souvent habité d’un humour dévastateur, ce diable d’homme a bâti au cours de ces soixante et quelques dernières année une œuvre aussi personnelle que flamboyante dans son écriture et ses sources d’inspiration. Son dernier recueil publié, « J’ai failli la perdre » , est le véritable blason amoureux du poète.

Max Alhau : « Du bleu dans la mémoire » Le lecteur attentif de l’œuvre poétique de Max Alhau, une œuvre qui se déploie sur près de cinquante années, à travers une vingtaine de recueils – le premier "Sur des rives abruptes" a paru en 1962 – ne peut être que frappé – et son dernier recueil "Du bleu dans la mémoire", qui vient de paraître aux éditions Voix d’encre, y invite encore – par cette musique entêtante et fragile qui irrigue, comme une blessure originelle jamais refermée, une poésie de la souffrance d’être au monde qu’accroit le mystère des origines de l’homme qui le hante. A découvrir ic i.

Philippe Delaveau : « Le veilleur amoureux » précédé d’« Eucharis ». Poète né en 1950, Philippe Delaveau compte au nombre de ceux qui furent qualifié de « nouveaux lyriques ». Il se veut un veilleur dans un univers en proie au désastre. Pour l’essentiel son œuvre est publiée par Gallimard. Bernard Mazo a lu « Le veilleur amoureux » précédé d’« Eucharis », réédité dans la collection Poésie. Ici.

Yves Broussard : « Grandeur nature ». Yves Broussard se revendique « poète méditerranéen d’expression française ». Cette haute et mince silhouette arpente les chemins escarpés de sa Provence natale, comme il arpente les sentiers de traverse de la poésie. Ainsi, faut-il tendre l’oreille pour percevoir sa parole aussi rare que discrète, cette « Pauvreté essentielle » et dont on retrouve le sceaux immuable dans son dernier livre « Grandeur nature » dont Bernard Mazo nous propose une lecture, ici.

Marie-Claire Bancquart : La mémoire de l’incertain. L’Amourier publie « Explorer l’incertain » de Marie-Claire Bancquart, un livre aussi inclassable qu’émouvant et d’une sensibilité extrême qui ne peut que nous toucher au plus vif. Bernard Mazo en rend compte. Au-delà d’une œuvre foisonnante, des distinctions multiples qu’elle a values à son auteure, c’est à ses yeux la force peu commune de sa voix poétique, son exigence de parole qui en font une incontournable porte parole de la poésie féminine des cinquante dernières années. Lire.

Lionel Ray ou l’infini bruissement de la mémoire. Dans notre Landerneau poétique contemporain, nul ne disconvient de la place éminente qu’y occupe, à la fois, la voix inspirée et d’une tonalité à nulle autre pareille de Lionel Ray, et la densité, pour ne pas parler de l’exigence de parole et la beauté adamantine d’une œuvre considérable et patiemment élaborée, de recueil en recueil depuis plus d’une quarantaine d’années.
La sortie récente d’un nouveau et magnifique recueil chez Gallimard, peut-être le plus beau et le plus achevé de tous ses livres, « Entre nuit et soleil », confirme une nouvelle fois, s’il en était besoin, et d’une manière éclatante, que Lionel Ray est, sans conteste, l’un des plus grands poètes d’aujourd’hui et un merveilleux compagnon de cordée pour nous entrainer vers les plus hauts sommets de la poésie contemporaine. Bernard Mazo en parle ici.

Alain Blanc et les éditions Voix d’encre, vingt ans de passion poétique et picturale Face à notre monde déshumanisé et privé de boussoles, où la marchandisation et le consumérisme, la folie mondiale des spéculateurs, les effets pervers de la mondialisation, la paupérisation du plus grand nombre face aux appétits financiers de quelques uns, la perte de supplément d’âme individuelle, dévalorisent et marginalisent d’une manière croissante l’expression créatrice et artistique et, en premier lieu la poésie, on ne soulignera jamais assez le rôle essentiel et courageux que jouent les éditeurs de poésie pour que celle-ci perdure au milieu d’un silence assourdissant des grands médias.
Alain Blanc est l’un d’entre eux, et non des moindres par l’exemplarité de sa ligne éditoriale, mariant systématiquement la poésie et l’art pictural dans chacun des ouvrages de grande qualité qu’il publie.
A découvrir ici.

Avec René Rougerie disparaît un irremplaçable éditeur de poésie. René Rougerie n’est plus. Loin des siens et de son Limousin natal, il nous a quittés brutalement, à l’âge de 84 ans, dans la nuit du jeudi au vendredi 12 mars à l’hôpital de Lorient où il venait d’être transporté en fin d’après-midi, victime d’un malaise dans une de ces librairies qu’il affectionnait tant, et où il venait d’apporter lui-même, comme il l‘avait fait pendant plus de soixante ans, ses derniers ouvrages de poésie. Lire ici

Abdellatif Laâbi ou la rage subversive du poète Abdellatif Laâbi est l’un des poètes et écrivain franco-marocain les plus importants d’aujourd’hui par l’ampleur de sa voix et celle de son œuvre littéraire couronnée par le Goncourt de la poésie 2009 pour le second tome de son « Œuvre poétique », paru aux Editions de la Différence. Bernard Mazo a revisité le corpus littéraire considérable du poète : à découvrir ici.

L’« Anthologie poétique amoureuse » de Marc Alyn Marc Alyn nous offre un merveilleux cadeau avec son épaisse anthologie de la poésie amoureuse (Editions Ecriture) et qui fera date par son très bel écrin, sa qualité d’impression, son très beau papier et surtout par ce qu’il nous offre à lire : un immense panorama extrêmement fouillé et presque exhaustif des poètes ayant chanté l’amour depuis le haut moyen-âge jusqu’à aujourd’hui. Plus de 200 poètes, dont les plus grands, couvrant onze siècles de notre histoire poétique, y figurent avec deux poèmes, quelque fois trois, reproduits, chacun d’entre eux étant précédé d’une courte mais très complète notice biobibliographique. Bernard Mazon nous en parle ici

Daniel Leuwers ou la belle aventure des « Livres Pauvres » Daniel Leuwers est l’auteur d’une dizaine de recueils ainsi que de nombreux livres d’artistes. Cet universitaire participant à de nombreux colloques internationaux sur la poésie, rédige de nombreuses chroniques sur les poètes contemporains. Par ailleurs, passionné d’art pictural, il a depuis près de dix années initié une entreprise d’une grande originalité où poésie manuscrite et peinture sont étroitement associées. Bernard Mazo présente ici cette collection unique des "Livres pauvres". Lire ici

Serge Wellens ou quand la voix d’un poète s’éteint… Serge Wellens aurait eu quatre-vingt quatre ans en août prochain. Né le 11 août 1927 à Aulnay sous Bois en Ile de France, il est mort subitement dans la soirée du samedi 30 janvier 2010, à l’hôpital de La Rochelle où il venait d’être admis à la suite d’une mauvaise chute. Serge Wellens, c’était un poète « à hauteur d’homme » un humaniste. C’était l’ami depuis cinquante ans de Bernard Mazo, qui lui rend hommage ici..

Salah Al Hamdani, Marlena Braester :« Sables », la poésie transcende les clivages culturels. Marlena Breister, de confession juive, née en Roumanie, vit depuis 1980 en Israël. Salah Al Hamdani, Irakien lui, est né à Bagdad et s’est exilé en France en 1975. De leur rencontre est né, avec la complicité du peintre Robert Lobet, le recueil « Sables » (Editions de la Margeride). Lire ici l’article que leur consacre Bernard Mazo

Jacques Dupin ou « l’injonction silencieuse » du poème. Après "Le Corps clairvoyant" qui regroupait en un seul volume les quatre premiers recueils de poésie de Jacques Dupin, un second volume de Poésie/Gallimard reprend, sous le titre de "Ballast" , les trois recueils composés les vingt années suivantes et tous parus chez POL : "Contumace" , où figure "Ballast" , "Echancré" et "Grésil". Bernard Mazo en parle ici.

Jean Orizet publie « Le regard et l’énigme » Sous ce titre, Jean Orizet a rassemblé l’ensemble de son œuvre poétique qui jalonne cinquante années d’écriture (1958-2008). Bernard Mazo l’a lu et en rend compte dans le détail. Lire ici

Georges Drano, le laboureur des mots. Avec son dernier recueil, « Un mur de pierres sèches » (Atelier La Feugraie), Georges Drano franchit le seuil de cinquante années de création poétique. Un demi-siècle jalonné de près d’une vingtaine de recueils élaborés au fil des années avec la patience du maçon qui élève, pierre après pierre, les murs de sa maison.Lire ici.




Lire aussi :

« La cendre des jours » & portrait de BM

« Dans l’insomnie de la mémoire »

« Jean Sénac, poète et martyr »

Le décès de Bernard Mazo

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jeudi 10 décembre 2009, par Michel Baglin

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