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Brèves de juillet 2015

L’été en pages douces

Quelques rendez-vous pour un été littéraire. Quelques échos sur des rencontres. Et quelques brèves sur les prix, lectures et autres informations pratiques.



Sète : Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée

La prochaine édition du Festival Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée aura lieu à Sète du 24 juillet au 1er août 2015.

Pour sa 18e édition et sa 6e édition à Sète, elle proposera comme à l’accoutumée plus de 650 événements poétiques et musicaux (au rythme de plus de 60 rendez-vous quotidiens), depuis 10 heures le matin jusqu’à minuit.

Autant de parenthèses précieuses offertes généreusement par une centaine de poètes venus de nombreux pays de toutes les Méditerranée : des siestes poétiques et musicales dans des transats, dans des hamacs, des lectures sur un vieux gréement accompagnées de musiciens, à bord de voiliers ou de grandes barques, des dialogues entre des poètes de toutes les cultures, des poésies rythmées par la musique des langues, dans des jardins, à l’ombre de grands arbres, sous une tente caïdale, dans les rues transformées elles-mêmes en jardins, des rencontres mêlant poètes, comédiens, musiciens, conteurs, chanteurs, une Place du Livre accueillant de nombreux éditeurs et de nombreuses rencontres, des lectures à la chandelle, des spectacles au Théâtre de la Mer et dans le jardin du Château d’eau…

L’ouverture du Festival aura lieu le vendredi 24 juillet à 21h30 dans le jardin du Château d’eau, une création du Festival réunissant de nombreux poètes et artistes invités, mêlant musique des voix et des langues en une grande fête de la poésie.

Mes lectures
Pour ce qui me concerne, j’animerai comme d’habitude le rendez-vous de 16 à 17 heures sur la place du livre pour des entretiens avec des éditeurs. Mais aussi une présentation de Georges Drano (le 29 de 11h30 à 12h30) et je participerai à l’hommage à Yves Rouquette (le 27 à 17 heures) ainsi qu’à l’évocation de Cadou avec Luc Vidal (le 30, à 17h30).

Je donnerai des lectures personnelles aux dates et heures suivantes :
Lecture intimiste en mer, samedi 25, de 11 h à 12h30 (départ Môle St Louis)
Poète et pêcheurs, le lundi 27, de 19 à 20 heures (terrasse panoramique rue Caron)
Lecture en barque, le mardi 28, de 19 h à 20h30 (quai Suquet)
De voix en voix, le mercredi 29, de 16 à 18 heures (Terrasse du théâtre de poche)
Musique et poésie a capriccio, le jeudi 30 de 20 à 21 heures (Halles de Sète)
Signature au stand Bruno Doucey, le vendredi 31 de 17 à 18 heures (place du livre)



Toulouse : on a fêté Henri Heurtebise

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Henri Heurtebise a dit ses poèmes et notamment des inédits. (Photo Guy Bernot)

Multiples compte parmi les plus anciennes revues de poésie de France. Son créateur et animateur, Henri Heurtebise, est le passeur inlassable du poème, organisateur notamment de lectures lancées en 1987 avec la librairie Ombres Blanches de Toulouse. L’infatigable éditeur et découvreur de nombreux poètes a rendu concret ce mot de Paul Celan pour qui « le poème est comme une poignée de main ».

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Henri a une longue pratique de la poésie et beaucoup à dire quand on l’interviewe. (Ph Guy Bernot)

Ses amis poètes toulousains en sont conscients et c’est dans la fraternité qu’ils ont décidé de le fêter le dimanche 28 juin, à la Cave Poésie de Toulouse, dans le cadre du Marathon des mots et en partenariat avec la librairie Ombres Blanches.
Ils n’oublient certes pas qu’il est d’abord l’auteur de plus d’une vingtaine de recueils, un poète « libre-senteur », dont ils ont lu des extraits de ses principaux livres. Lui-même a dit certains de ses poèmes et répondu aux questions que je lui posais et que la poésie suscite quand on veut « vivre grandeur nature ».

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Les amis d’Henri étaient réunis sur la scène de la Cave Poésie de Toulouse. (Photo Guy Bernot)

On participé à cette fête en entrée libre : Michel Baglin, Philippe Berthaut, Georges Cathalo, Casimir Prat, Serge Pey, Jacqueline Roques, Bruno Ruiz, Christian Saint Paul et, bien sûr Henri lui-même, qui a fait connaitre à la cinquantaine de personnes du public ces derniers inédits.

Pour en savoir plus sur Henri Heurtebise : cliquer ici et cliquer là. Et encore ici



Retour du Marché de la Poésie de Paris

Le Marché de la Poésie de Paris, place Saint-Sulpice, s’est tenu cette année du mercredi 10 au dimanche 14 juin. J’ai eu le plaisir d’y retrouver de très nombreux amis et d’y faire provision de livres (la valise était lourde au retour !) Voir ici.
En ce qui me concerne, je signais du côté : du stand de Bruno Doucey (200), avec « Un présent qui s’absente ». Des éditions Le Bruit des autres avec « La Part du diable et autres nouvelles noires », ma pièce, « Dieu se moque des lèche-bottes » et mon tout dernier, « Entre les lignes », une réédition de ce récit paru en 2002 à la table Ronde. Enfin au Castor Astral pour « De chair et de mots  » et l’anthologie parue à l’occasion des 40 ans de la maison d’édition, dans laquelle je figure.

Le Marché de la poésie de la place Saint-Sulpice est ce lieu improbable où la poésie tient le haut du pavé ! Ils ne sont pas si nombreux et c’est probablement pourquoi tout le monde s’y retrouve ! Il est pourtant menacé.
Voici le message de son délégué général, Vincent Gimeno-Pons.

« Le 33e Marché de la Poésie s’est terminé sur un succès indéniable, tant du point de vue de la fréquentation que dans l’esprit et la qualité qui règnent sur ce lieu culturel incontestable. Cependant, comme vous le savez, des doutes planent désormais sur notre avenir, voire sur notre présent, après 33 années.
« Nous n’avons pas été entendus en amont du Marché. Il nous faut désormais attendre de recevoir la facturation du 33e Marché pour se rendre à l’évidence : nous n’aurons pas les moyens de payer les surcoûts que l’on va nous demander (participation de l’occupation de la place, due à une forte augmentation de la redevance versée à la Ville de Paris suite à l’appel d’offres et à ses surenchères, et dont le Marché de la Poésie fait autant les frais qu’un Salon des antiquaires ; la diminution d’une semaine de cette occupation de Saint-Sulpice pousse également Joël Garcia Organisation à nous demander de régler en supplément la location des tables et chaises qui, auparavant, était incluse dans le forfait. Ainsi l’on nous demande 2400 euros TTC de plus pour l’occupation de la place — en nous signalant qu’il n’y avait pas eu d’augmentation depuis 2010, mais de nos subventions non plus, et ce depuis 2004 —, et 8400 euros TTC pour tables et chaises. Soit environ donc un total de 10800 euros auquel nous ne pourrons faire face, ni les éditeurs du Marché, dont on semble méconnaître la situation délicate.
« Mais de toute façon, quant bien même ce ne serait pas une telle somme, quelques milliers d’euros, nous serions incapables d’y faire face, puisque nous n’en avons été prévenus que depuis avril et que les sommes n’ont cessé de s’additionner depuis lors.
« Certains poètes m’ont dit qu’ils voulaient renoncer à leur cachet pour nous aider. Faudrait-il que poètes et petits éditeurs de poésie soient ceux qui paient les pots cassés par d’autres ?
« Peut-être serons-nous amenés à vous demander de passer à l’action avec nous.
N’hésitez pas à diffuser cette information. Nous nous sommes voulus discrets jusque là, mais nous n’avons aucun remède miracle entre les mains pour que l’exception culturelle persiste. »



Poésie : des prix

Le recueil de notre collaborateur, Philippe Leuckx, « Lumière nomade » (voir ici) a obtenu le Prix Gauchez-Philippot 2015, décerné à Chimay, en Belgique

Paul Farellier est le lauréat 2015 du Grand Prix de Poésie de la SGDL pour l’ensemble de son œuvre, avec « L’Entretien devant la nuit – Poèmes 1968-2013  » (Les Hommes sans Épaules éd.)

Le jury du Prix Apollinaire a arrêté sa sélection finale pour 2015 : Gabrielle Althen, La cavalière indemne, Al Manar. Réginald Gaillard, L’échelle invisible, Ad Solem. Armand Gatti, La mer du troisième jour, Æncrages & Co. Werner Lambersy, La perte du temps, Le Castor Astral. F. J. Ossang, Venezia central, Le Castor Astral. Serge Núñez Tolin, Fou dans ma hâte, Rougerie. Franck Venaille, La bataille des éperons d’or, Mercure de France. Liliane Wouters, Derniers feux sur terre, Le Taillis Pré. La remise du Prix Apollinaire 2015 aura lieu le 13 octobre à 12h, à l’Hôtel Bel Ami, à Paris.

Un prix de poésie existe au salon organisé à l’hôtel d’Assézat par les Gourmets de lettres, le seul salon littéraire subsistant pour lors à Toulouse, la ville des troubadours (cette année 2015 il a lieu les 10 et 11 octobre). Adresse : Gourmets de lettres. 16O, avenue de Grande Bretagne 31 300 Toulouse.



Les poètes dans le roman

Après 5 ans d’existence et plus de 70 ouvrages de poésie publiés, les éditions Bruno Doucey embarquent les poètes du côté de la fiction, avec une nouvelle collection de romans intitulée « Sur le Fil », (parution le le 21 mai). Dans chacun de ces ouvrages, le destin d’un poète croise la grande Histoire. Parce qu’à chaque moment important de notre Histoire, les poètes étaient là ; parce qu’à chaque moment important de la vie d’un poète, l’Histoire est là.
Le premier ouvrage, Caché dans la maison des fous, écrit par Didier Daeninckx, a pour héros Paul Éluard. Le romancier nous entraîne en 1943 aux côtés du poète-résistant qui est hébergé clandestinement dans un hôpital psychiatrique, au fin fond des Causses... Un livre qui nous conduit aux sources de l’art brut, quand la parole des fous garantit celle des poètes face à la barbarie.
Le héros du deuxième ouvrage, Le carnet retrouvé de monsieur Max écrit par Bruno Doucey, est Max Jacob. Nous sommes en 1943 : le vieux poète juif consigne dans son journal son regard sur le monde, ses pensées et ses émotions, de l’attente de son arrestation jusqu’à sa fin à Drancy. Un roman poignant, drôle et féroce avec en toile de fond les persécutions antisémites.



Revue-texture a la cote chez les internautes.

Une moyenne de 1743 visites par jour, avec une pointe à 3069, telles sont les statistiques de la fréquentation du site en avril, communiquées par l’hébergeur 1&1.
Certes, les chiffres sont à prendre avec circonspection. Certains internautes ont atterri là en surfant, sans forcément le vouloir. D’autres n’y auront fait qu’une brève incursion.
On peut néanmoins en déduire que le site et ses articles intéressent pas mal de lecteurs, et d’autant plus s’en convaincre que la fréquentation est en constante progression depuis sa création en 2009.



lundi 10 août 2015, par Michel Baglin

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Jacques Ibanès & Michel Baglin : Salut à Rochefort

Ce poème, "Salut à Rochefort", hommage aux poètes de "l’Ecole" de Rochefort, est extrait de mon recueil L’Obscur Vertige des vivants paru au dé bleu en 1994.
Jacques Ibanès, poète, chanteur et ami le récite sur une musique de Christiane Barthès interprétée à l’accordéon. J’ai réalisé la vidéo à partir d’un enregistrement de le lecture et des photos prises à Rochefort où j’étais invité pour des lectures. Ce clip est le premier réalisé par Texture vidéos. Voir Ici



Sauver la Maison de la Poésie de Saint-Quentin en Yvelines

PoéSQY est l’association des Amis de la Maison de la Poésie de Saint-Quentin en Yvelines (SQY). L’existence de cette Maison est directement menacée par un vote de la majorité des élus de la Communauté d’agglomération (à une voix près)....
Il est urgent de réagir en signant, sur Change.org, la pétition "Pour maintenir ouverte la Maison de la Poésie de Saint-Quentin en Yvelines, et ses activités dans ses murs et hors les murs".
Il y a besoin de milliers de signatures pour la sauver, et d’un maximum de soutiens. Signez en cliquant sur le lien pétition pour sauver la maison de la poésie de Saint-Quentin en Yvelines ici.
N’oubliez de valider ensuite votre signature et faites suivre ce lien à tous vos amis et connaissances, pour que vive la poésie !



Clod’aria n’est plus

Soc & Foc, un de ses plus fidèles éditeurs avec le Dé Bleu, m’apprend le décès de Clod’aria le 12 mai 2015, à l’âge 99 ans. Clod’aria était le pseudonyme littéraire de Suzanne Humbert-Droz, née en 1916, pupille de la Nation, qui a vécu à Orbrie, dans cette Vendée où elle a été institutrice.
En 1961 elle a quitté l’enseignement pour se consacrer à l’écriture, à la peinture et à l’apprentissage du chinois. Elle a publié une trentaine de recueils de poésie et plusieurs récits en prose, dont « Une instit’ pas ordinaire », où elle a raconté son enfance et sa vie d’enseignante (Geste Éditions, 2001). Son style est simple, concis et souvent plein d’humour.



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