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Brèves de janvier 2015

Livres et rencontres d’hiver

Des festivals, des lectures, des rendez-vous sont à l’affiche. Mais hélas, aussi, des deuils…



Après les attentats, on fait quoi ?

Les Amis d’Averroès, association Loi 1901, organise le mardi 27 janvier à 18h30 à Toulouse, à l’Espace des diversités et de la laïcité (38, rue d’Aubuisson-Métro Jean Jaurès) une réunion-débat sur le thème : « Et maintenant, on fait quoi ? »
Quatre millions de citoyens dans les rues du pays. Le chiffre est considérable. La mobilisation historique. Après ce magistral sursaut républicain, on fait quoi ? Y aura-t-il un avant et un après les odieux attentats du 7 janvier 2015 ? La question taraude les esprits. Elle est dans les têtes et sur les lèvres de tous les français. Que faire pour marquer cette rupture ? Comment prolonger cet extraordinaire élan civique ? Quel sens lui donner ? Quels moyens ? Quelles solutions pour réparer le vivre ensemble ? Pour faire société.
Introduction et organisation : Les Ami(e)s d’Averroès. Modération : Jean-Michel Ducomte, avocat, universitaire et président de la Ligue de l’Enseignement. Jean-François Mignard, secrétaire général adjoint de la Ligue des Droits de l’Homme et rédacteur en chef de la revue ‘Hommes et Libertés. lesamisdaverroes@yahoo.fr

Le terrorisme au nom de l’islam

J’ai reçu un abondant courrier à la suite de mon article sur Charlie, la liberté d’expression et les religions. (voir ici). J’y écrivais en substance qu’il était un peu court de prétendre que les récents massacres n’avaient aucun rapport avec l’islam (et plus largement avec le fait religieux). Je suis heureux de constater que des intellectuels du monde musulman eux-aussi appellent à une auto-critique et à un examen de l’islam avec la déclaration « Notre responsabilité à l’égard du terrorisme au nom de l’islam ». Leur appel a été publié dans « L’Obs », on peut le lire également ici. Voilà qui donne enfin un peu d’espoir en ces moments si sombres.



Yves Rouquette s’est éteint

L’année commence bien mal et l’hiver est vraiment arrivé avec ce SMS de Marie Rouanet, que j’ai reçu ce lundi : « Yves est mort hier. Brutalement. En moins de deux heures » (c’était donc dimanche 4 janvier, à son domicile de Camarés, il avait 78 ans). Aussitôt son rire, sa voix, sa malice dans le regard et le propos m’ont envahi. L’Occitanie s’est assombrie. Et la poésie.
Yves Rouquette venait de mettre la main à la correction des épreuves de son prochain livre. Il était malade, bien sûr, on le savait, mais il tenait tête avec une telle vigueur à la maladie qu’on le croyait pour longtemps sorti d’affaire…
C’était un conteur, un poète, un chroniqueur, mais aussi un militant de l’Occitanie. Texture a consacré plusieurs articles (ici) à un artiste qui se moquait des modes et de cet esthétisme « qui fait injure au vrai », à un homme qui brocardait la langue de bois et les précautions des bien pensants. Jean-Claude Soulery, dans « La Dépêche du Midi », journal auquel il a donné plus de 1000 chroniques, évoque avec justesse cette « indépendance de ton qu’on retrouve chez les curés d’anciennes paroisses et les anarchistes de vieille école ».
Nous sommes nombreux à perdre avec lui un ami, un repère, un réconfort et une source de vérités humaines. Mais son souvenir n’a pas fini de nous tenir chaud.

Texture et toute l’équipe présente à son épouse, Marie, et à son fils Laurent, leurs condoléances très sincères. Yves sera inhumé ce mercredi 7 janvier, à Camarès, après la messe célébrée à 11h, dans l’église de Camarès (Aveyron).

Michel Baglin

Je laisse la parole à un ami commun, Jacques Ibanès, qui a mis en musique et interprète les textes d’Yves, dans un spectacle qu’il a créé autour de son œuvre.

Le chant profond d’Yves Rouquette

Depuis belle lurette, Yves Rouquette avait apprivoisé le nombre d’or de la poésie : l’expression sans affèterie, la juste épure.
Ses sujets, il les puisait dans un registre issu du fin fond des temps. En successeur de la lignée qui l’avait précédé. C’est ainsi, qu’il avait appareillé vers les territoires de l’essentiel.
Le voici désormais parmi la cohorte de ceux dont il a porté très haut et avec un infini respect, la palabre : la multitude des oubliés, des humiliés et des offensés.
Demeurent son œuvre et le souvenir de sa voix grave qui nous remuait l’âme à exprimer son chant profond.

Jacques Ibanès

Et la parole à Yves

« Écris sur la poussière, écris

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Marie Rouanet et Yves Rouquette chez eux, à Camarès. (Photo Michel Baglin)

sur le soir qui descend, écris,
sur la certitude de ta finitude, écris
la seule distinction vieille et fondamentale.

A l’homme en prise sur le sacré,
amant ou prêtre
les mains trouées
- vides, en tout cas.

Aux autres : le gouvernement
les calculs, l’argent,
les soucis
des pactes à passer

pour peu avoir
et ne rien être. »

Yves Rouquette



Montauban : « La petite comédie »

L’inauguration de « La petite comédie » (41, rue de la Comédie 82000 Montauban), l’Espace de l’association Confluences (organisatrice entre autres du festival Lettres d’automne) aura lieu le vendredi 23 janvier, à 18 heures. Avec présentation du programme proposé à « La petite comédie » de janvier à avril 2015 et en présence de Lydie Salvayre, lauréate du prix Goncourt 2014 et de plusieurs artistes, avec la participation de professeurs et d’élèves du conservatoire de musique de Montauban.



Prix Paul-Quéré : appel à candidature

Le Prix Paul-Quéré, créé par Les Editions Sauvages avec l’accord de la famille de Paul Quéré pour prolonger l’œuvre et la démarche de Paul Quéré, poète, critique et peintre, fondateur des revues Ecriterres et Le Nouvel Ecriterres, sera décerné tous les 2 ans et distinguera un poète partageant la démarche, les valeurs et les qualités qu’il défendait.
Les auteurs peuvent faire acte de candidature du 1er janvier au 15 février 2015 inclus au moyen du formulaire en annexe du règlement ci-joint, à faire parvenir à : editionssauvages@orange.fr .
Le lauréat sera récompensé par l’édition à compte d’éditeur de 100 exemplaires d’un ouvrage de poésie dans la collection Ecriterres créée à cet effet, du nom de la revue fondée et animée par Paul Quéré.
Les membres du jury pour la cession 2015-2016 sont : Bernard Berrou, Louis Bertholom, Marie-Josée Christien, Bruno Geneste et Ariane Mathieu.



Lecture Musicale : « Le poème au cœur de la matière »

« De certaines "vérités" sur l’univers, pourquoi les poètes ne seraient-ils pas mystérieusement avertis tout autant qu’un physicien du XXème siècle ? » demande J. P Luminet (Les poètes de l’Univers). Marianne Auricoste explore la matière en poésie, à travers les âges et les pays, en convoquant poètes et écrivains : Yves
Bonnefoy - Gaston Bachelard - Michel Cassé – Andrée Chedid - Guillevic -Héraclite -Victor Hugo – Omar Khayyam -Lucrèce - Jean Pierre Luminet - Maeterlinck - Ovide - Parménide - Ponge - Raymond Queneau - Jean Rameau -Jacques Réda - Paul Valéry.
Cette lecture Musicale : « Le poème au cœur de la matière » par Marianne Auricoste accompagnée de Catherine Warnier au violoncelle se déroulera le mercredi 14 janvier 2015 à 20 h au Port du Salut -163 bis rue St Jacques- Paris Ve



Aurillac : les livres pauvres à l’honneur

La Médiathèque d’Aurillac organise une exposition du 10 janvier au 10 février consacrée aux « livres pauvres », collection créée par Daniel Leuwers.
Poète et critique, ardent défenseur de la poésie, Daniel Leuwers est aussi passionné d’art pictural ; il a depuis près de quinze ans initié une entreprise d’une grande originalité où poésie manuscrite et peinture, chaque exemplaire constituant une édition originale en soi, sont étroitement associées. Il présentera à Aurillac un choix d’une cinquantaine de Livres pauvres qui réunissent une trentaine d’auteurs et autant d’artistes.
Thierry Lambert présente un choix d’une quinzaine de Livres d’artistes qu’il a réalisés comme poète avec des artistes et comme artiste avec des poètes.
L’un et l’autre seront présents le 20 janvier dans le cadre du Moment poétique initié par Jean-Louis Clarac à 18h30.



Les 50 ans de la fondation Maeght

La Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence, lieu mythique de l’art contemporain, a été inaugurée le 26 juillet 1964. Cette année 2014 est l’occasion de fêter son cinquantenaire. Le troisième volet de cet anniversaire débute le 29 novembre 2014. Si cette fondation fut créée pour présenter des œuvres (peintures et sculptures) d’art contemporain, très vite les Nuits de la Fondation Maeght firent dialoguer les arts plastiques avec la musique, la danse et la poésie…
Ce troisième volet entend renouer avec l’esprit de ces Nuits… Il est impossible de présenter ici tout le programme de cette manifestation tant, s’il ne vise pas à l’exhaustivité, il prétend mettre en lumière les échanges entre les arts plastiques et l’art en général. C’est ainsi que seront présentées des créations vidéos réalisées par François Rouan et le poète Bernard Noël à qui est consacrée une soirée de lecture.
Bernard Noël, faut-il le rappeler, collaborera avec Kijno : en 2004, la galerie Sapone de Nice exposait Le Chemin de croix de l’amour (peintures et dessins préparatoires de Kijno et texte et poèmes de Bernard Noël). Mais en 2003, les éditions Maeght avaient publié Les Sonnets de la mort de Bernard Noël avec sept lithographies originales de Kijno. Ce cinquantième anniversaire est l’occasion, en quelque sorte, d’un retour aux sources pour Kijno, un retour qu’il ne verra pas, mais qui est l’œuvre de deux « artisans » qu’il faut ici saluer : Malou Kijno qui, depuis deux ans, ne cesse de faire vivre l’œuvre du peintre et le poète Olivier Kaeppelin (on se souvient peut-être de la revue Exit, de ses collaborations à la revue Jungle et de son recueil Correspondances paru aux éditions de La Différence). Seront données à voir : 6 grandes œuvres de Kijno de la série Hommage à Angela Davis (204 x 73 cm) La femme qui marche et 4 autres œuvres du peintre. Une belle façon de (re)découvrir Kijno et son importance dans l’art du XXème siècle.
Pour reprendre les mots prononcés par Malraux lors de l’inauguration, "ceci n’est pas un musée" mais un conservatoire temporaire où l’occasion est donnée de revoir quelques œuvres majeures de l’art vivant.

(Ceci n’est pas un musée, Fondation Maeght, exposition du 29 novembre 2014 au 15 mars 2015. Ouvert tous les jours : octobre-juin, de 10 à 18 heures. Tel : 04 93 32 81 63 ou E-mail : contact@fondation-maeght.com. )
Lucien Wasselin



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Yves Charnet par Guy Bernot

Rencontre avec Yves Charnet


Une rencontre musicale est organisée avec Yves Charnet à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage (lire ici ), « Quatre boules de Jazz » (éditions Alter Ego),à la librairie Ombres Blanches de Toulouse le vendredi 16 janvier 2015 de 18 à 20 heures.

La rencontre sera animée par Olivier Carrérot, avec des lectures de Laurence Roy et des intermèdes musicaux d’Augustin Charnet.

Librairie Ombres Blanches - 50, rue Gambetta - 31000 Toulouse. tél : 05 34 45 53 33



mardi 20 janvier 2015, par Michel Baglin

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Un mètre linaire de poésie dans les bibliothèques

« J’ai eu cette idée de mètre linéaire, une sorte de minimum poésie, comme une plaisanterie, à Villevêque en Anjou », raconte l’écrivain et poète Joël Bastard. Et de poursuivre : « Il faudrait, au moins, un mètre de poésie dans toutes les bibliothèques de France ! Florence, la directrice de la bibliothèque de Villevêque m’a répondu, pour nous, c’est bon ! On en a même plus...Anne Pozzan et Christine Trangosi de la bibliothèque de Briollay, une ville voisine, m’ont dit trois mois plus tard, nous sommes entrain de réaliser ce mètre de poésie dans notre bibliothèque. Très ému par cette annonce, c’est donc grâce à elles que je diffuse cette plaisanterie : MINIMUM UN MÈTRE LINAIRE DE POÉSIE DANS TOUTES LES BIBLIOTHÈQUES DE FRANCE. Nous avons tous conscience qu’un mètre c’est peu. Nous savons que la rentrée littéraire n’est jamais poétique ou théâtrale. Mais un mètre c’est déjà ça, c’est vite dit et c’est vite fait. On peut même imaginer que certaines bibliothèques répondront, mais chez nous, c’est trois, quatre, cinq, six mètres que nous avons ! »
Une initiative que j’applaudis volontiers !
Allez voir le site, ici



Dimanche 18 janvier, salon de Montgiscard (31)

C’est un des salons les plus sympathiques de la région toulousaine, et des plus fréquentés. L’équipe du Livre d’Hiver en organise la 11ième édition, le dimanche 18 janvier à la salle du Faubourg du Sers. Il ouvrira ses portes à 10 heures et clôturera à 19 heures.

Un hommage sera rendu, avec une présentation de tous ses ouvrages (sans vente), à Bernard Maris, natif de Montgiscard et qui avait plusieurs fois accepté l’invitation du salon.

Pour ma part, je vous y donne rendez-vous, toute la journée.

Voir le site Internet : http://www.livredhiver.org/



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