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Brèves d’avril 2015

Printemps et poésie

Quelques-uns des rendez-vous qui sont à l’affiche.



Cave poésie et Marathon des mots : Nouri Al-Jarrah

Vendredi 26 juin à la Cave poésie René Gouzenne de Toulouse, à 19 heures, Philippe Berthaut et Samir Arabi liront « Sept jours » du poète syrien Nouri Al-Jarrah. Une lecture tressée bilingue français-arabe (Salle du Foyer) dans le cadre du Marathon des mots.
« A l’instar de Mahmoud Darwich, le poème de Nouri al-Jarrah témoigne que tout beau poème fait partie de la résistance et que la révolution n’est pas seulement un fusil, elle est aussi le pouls du poète, le pinceau de l’artiste et la plume de l’écrivain », affirme sa traductrice Rania Samara.



Toulouse : la fête à Henri Heurtebise

Multiples compte parmi les plus anciennes revues de poésie de France. Son créateur et animateur, Henri Heurtebise, est le passeur inlassable du poème, organisateur notamment de lectures lancées en 1987 avec la librairie Ombres Blanches de Toulouse. L’infatigable éditeur et découvreur de nombreux poètes a rendu concret ce mot de Paul Celan pour qui « le poème est comme une poignée de main ».
Ses amis poètes toulousains en sont conscients et c’est dans la fraternité qu’ils ont décidé de le fêter le dimanche 28 juin, à 15h30, à la Cave Poésie de Toulouse, dans le cadre du Marathon des mots et en partenariat avec la librairie Ombres Blanches.
Ils n’oublient certes pas qu’il est d’abord l’auteur de plus d’une vingtaine de recueils, un poète « libre-senteur », dont ils liront et chanteront des extraits de ses principaux livres. Lui-même dira certains de ses poèmes et répondra aux questions que la poésie suscite quand on veut « vivre grandeur nature ».
Participeront à cette fête en entrée libre : Michel Baglin, Philippe Berthaut, Georges Cathalo, Casimir Prat, Serge Pey, Jacqueline Roques, Bruno Ruiz, Christian Saint Paul et, bien sûr Henri lui-même, qui nous proposera des inédits.

Pour en savoir plus sur Henri Heurtebise : cliquer ici et cliquer là. Et encore ici



Cave poésie : hommage à Yves Rouquette

Le samedi 27 juin, à 19h30, et toujours dans le cadre du Marathon des mots, c’est un hommage à Yves Rouquette qui sera rendu à la Cave Poésie, mêlant chant et lecture par Marie Rouanet et Serge Pey(Salle du Foyer).

Yves nous a quittés en janvier dernier. L’une de ses dernières publications, « Pas que la fam » (« La faim, seule ») qui est un choix de poèmes effectué par l’auteur à travers ses 50 années de poésie occitane, est à ne pas rater ! L’auteur de « La messe pour les cochons » y donne à lire, en occitan et dans des traductions effectuées par lui-même, ou parfois par son épouse Marie Rouanet, ou encore par F-J. Temple, un large éventail de sa poésie, depuis son premier recueil, « L’escrivèire public » (« L’écrivain public ») paru en 1958.

Pour ma part, je lui ai dédié ce poème.

Homme de plain-pied

A Yves Rouquette, IM.


Il était le maître du feu en grillant les sardines
comme en éclairant de l’intérieur les dieux premiers,
quand il sondait les vertiges et ferveurs
qui créèrent les statues-menhirs
du rougier de son village de Camarès.
Et cette déité incertaine pétrie de vie élémentaire,
nourrie d’une faim d’herbe et de chair
et de
la joie amère d’exister,
trouvait sens et vigueur dans sa voix rugueuse
d’homme d’Oc et de
chrétien buissonnier.
Il aimait Marie et leurs chemins d’œuvres entrelacées
reconnaissant en elle la femme

qui pousse vers plus de clarté.
Il allumait un œil malicieux pour écouter les amis
autour des tables où se partagent avec le vin
les histoires cocasses des vivants douloureux.
A l’âge où l’on a la joue râpeuse des grands-pères
et pris la pleine mesure
de l’innocence et de la cruauté,
il mêlait de plain-pied avec les bêtes, le foirail et la glèbe,
le verbe qui roumègue au poème qui répète
un
hymne désespéré de merci et de louange.
Son sourire lumineux disait la tendresse de qui
accueille avec bienveillance et un rien de fatalité
ce que les jours lui réservent de bon
et sa part parfois de mauvais.
Et la moustache toujours soulignait la moue amusée
de celui qui sait
l’indécence totale de tout ce qui vit.



Retour du Marché de la Poésie de Paris

Le Marché de la Poésie de Paris, place Saint-Sulpice, s’est tenu cette année du mercredi 10 au dimanche 14 juin. J’ai eu le plaisir d’y retrouver de très nombreux amis et d’y faire provision de livres (la valise était lourde au retour !) Voir ici.
En ce qui me concerne, je signais du côté : du stand de Bruno Doucey (200), avec « Un présent qui s’absente ». Des éditions Le Bruit des autres avec « La Part du diable et autres nouvelles noires », ma pièce, « Dieu se moque des lèche-bottes » et mon tout dernier, « Entre les lignes », une réédition de ce récit paru en 2002 à la table Ronde. Enfin au Castor Astral pour « De chair et de mots  » et l’anthologie parue à l’occasion des 40 ans de la maison d’édition, dans laquelle je figure.

Le Marché de la poésie de la place Saint-Sulpice est ce lieu improbable où la poésie tient le haut du pavé ! Ils ne sont pas si nombreux et c’est probablement pourquoi tout le monde s’y retrouve ! Il est pourtant menacé.
Voici le message de son délégué général, Vincent Gimeno-Pons.

« Le 33e Marché de la Poésie s’est terminé sur un succès indéniable, tant du point de vue de la fréquentation que dans l’esprit et la qualité qui règnent sur ce lieu culturel incontestable. Cependant, comme vous le savez, des doutes planent désormais sur notre avenir, voire sur notre présent, après 33 années.
« Nous n’avons pas été entendus en amont du Marché. Il nous faut désormais attendre de recevoir la facturation du 33e Marché pour se rendre à l’évidence : nous n’aurons pas les moyens de payer les surcoûts que l’on va nous demander (participation de l’occupation de la place, due à une forte augmentation de la redevance versée à la Ville de Paris suite à l’appel d’offres et à ses surenchères, et dont le Marché de la Poésie fait autant les frais qu’un Salon des antiquaires ; la diminution d’une semaine de cette occupation de Saint-Sulpice pousse également Joël Garcia Organisation à nous demander de régler en supplément la location des tables et chaises qui, auparavant, était incluse dans le forfait. Ainsi l’on nous demande 2400 euros TTC de plus pour l’occupation de la place — en nous signalant qu’il n’y avait pas eu d’augmentation depuis 2010, mais de nos subventions non plus, et ce depuis 2004 —, et 8400 euros TTC pour tables et chaises. Soit environ donc un total de 10800 euros auquel nous ne pourrons faire face, ni les éditeurs du Marché, dont on semble méconnaître la situation délicate.
« Mais de toute façon, quant bien même ce ne serait pas une telle somme, quelques milliers d’euros, nous serions incapables d’y faire face, puisque nous n’en avons été prévenus que depuis avril et que les sommes n’ont cessé de s’additionner depuis lors.
« Certains poètes m’ont dit qu’ils voulaient renoncer à leur cachet pour nous aider. Faudrait-il que poètes et petits éditeurs de poésie soient ceux qui paient les pots cassés par d’autres ?
« Peut-être serons-nous amenés à vous demander de passer à l’action avec nous.
N’hésitez pas à diffuser cette information. Nous nous sommes voulus discrets jusque là, mais nous n’avons aucun remède miracle entre les mains pour que l’exception culturelle persiste. »



Les poètes dans le roman

Après 5 ans d’existence et plus de 70 ouvrages de poésie publiés, les éditions Bruno Doucey embarquent les poètes du côté de la fiction, avec une nouvelle collection de romans intitulée « Sur le Fil », (parution le le 21 mai). Dans chacun de ces ouvrages, le destin d’un poète croise la grande Histoire. Parce qu’à chaque moment important de notre Histoire, les poètes étaient là ; parce qu’à chaque moment important de la vie d’un poète, l’Histoire est là.
Le premier ouvrage, Caché dans la maison des fous, écrit par Didier Daeninckx, a pour héros Paul Éluard. Le romancier nous entraîne en 1943 aux côtés du poète-résistant qui est hébergé clandestinement dans un hôpital psychiatrique, au fin fond des Causses... Un livre qui nous conduit aux sources de l’art brut, quand la parole des fous garantit celle des poètes face à la barbarie.
Le héros du deuxième ouvrage, Le carnet retrouvé de monsieur Max écrit par Bruno Doucey, est Max Jacob. Nous sommes en 1943 : le vieux poète juif consigne dans son journal son regard sur le monde, ses pensées et ses émotions, de l’attente de son arrestation jusqu’à sa fin à Drancy. Un roman poignant, drôle et féroce avec en toile de fond les persécutions antisémites.



Hommage à Gilbert Baqué à la fête de l’Humanité

Grand événement populaire, où se côtoient espaces politiques, festifs et culturels, véritable lieu de rencontre et de confrontation, la fête de l’Humanité, du nom du journal fondé par Jean Jaurès en 1904, se déroulera à Toulouse sur deux jours, les 6 et 7 juin, aux Argoulets (métro ligne A). Il y aura bien sûr des concerts, des débats et des rencontres avec des auteurs sur les stands de la librairie de la Renaissance, fondée à la libération de Toulouse en 1944, qui comme chaque année sera à la fête avec un grand choix de livres pour tous (actualité, histoire, romans et poésie, albums pour les enfants...)

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Gilbert Baqué, poète et jazzman

Avec, notamment : Pascal Dessaint : "Le chemin s’arrêtera là". Elerika Leroy : "Francois Verdier : l’honnête homme, le résistant, l’unificateur". Alain Ruscio et Paul Fromonteil : "Nostalgérie" et "Mémoires d’un militant communiste". Jean Benoit Meybeck : "CRA" Francis Pornon : "Jaurès à Toulouse, lieux et mémoire" Alain Monnier : "A votre santé, monsieur Parpot" Valère Staraselski : "A votre santé, monsieur Parpot" Kamal Ben Hameda. Michel Baglin : « Dieu se moque des lèche-bottes », Philippe Berthaut : poète, musicien, comédien.

Est prévu un hommage à Gibert Baqué (lire ici), récemment disparu, avec Michel Baglin et Philippe Berthaut le samedi à 17 heures.

Le programme



Marianne Auricoste : « Habiter la terre »

Comédienne et écrivain, Marianne Auricoste propose un spectacle qu’elle a conçu sous le titre « Habiter la terre », le mardi 9 juin à 19h15 à l’Entrepôt, 7 rue Francis de Préssensé, Paris 14e (participation libre). Marianne Auricoste sera accompagnée aux flûtes et percussions par Dominique Bertrand.
Cette lecture-concert constitue le troisième acte de la Trilogie : Le souffle de l’Univers ( le Cosmos) - Semailles de lumière ( la lumière) - Habiter la terre. Elle réunit des textes de Etel Adnam - Salah al Hamdani - Marianne Auricoste - Michel Baglin - Andrée Chedid - François Cheng - Aimé Césaire - Georges Emmanuel Clancier - Leopold Congo Mbemba - Mahmoud Darwich - Birago Diop - Gil Jouanard - Michaël Glück - Guillevic - Paol Keineg - Vénus Khoury Ghata - Abdellatif Laâbi - Werner Lambersy – Alain Mabanckou - Rita Mestokosho - Jean Metellus - Thierry Metz - Théodore Monod - Murgam - Cécile Ouhmani - Octavio Paz - Francis Ponge - Pierre Rhabi - Fouad Rifka - Yannis Ritsos - Adjalâl ud Din Rûmi - Dominique Sampiero - Amina Said - Jean Pierre Siméon - Rabindranath Tagore - Tchicaya U’Tamsi - Kenneth White.

Renseignements-réservations : 01 45 40 64 75 ou animation@lentrepot.fr www.lentrepot.fr


Saint-Mandé : hommage à Simonomis

« Arts et jalons », (Association loi 1901. siège social : mairie de Saint-Mandé 94160) invite le samedi 30 mai à une Rencontre autour de Jacques Simonomis, à l’occasion du 10e anniversaire de sa disparition et de la parution d’un « ultime dernier numéro » de la revue Le Cri d’os, qu’il a créée et animée, « Comme un cri d’os : Jacques Simonomis », par Christophe Dauphin.
Avec la participation de Danielle Le Bricquir, peintre.
Lectures par Guy Allix et Gérard Clery.
Rendez-vous à 14 h 30 précises, au Centre Pierre Cochereau, 2 avenue Gambetta - 94160 St Mandé.


Revue-texture a la cote chez les internautes.

Une moyenne de 1743 visites par jour, avec une pointe à 3069, telles sont les statistiques de la fréquentation du site en avril, communiquées par l’hébergeur 1&1.
Certes, les chiffres sont à prendre avec circonspection. Certains internautes ont atterri là en surfant, sans forcément le vouloir. D’autres n’y auront fait qu’une brève incursion.
On peut néanmoins en déduire que le site et ses articles intéressent pas mal de lecteurs, et d’autant plus s’en convaincre que la fréquentation est en constante progression depuis sa création en 2009.



Sauver la Maison de la Poésie de Saint-Quentin en Yvelines

PoéSQY est l’association des Amis de la Maison de la Poésie de Saint-Quentin en Yvelines (SQY). L’existence de cette Maison est directement menacée par un vote de la majorité des élus de la Communauté d’agglomération (à une voix près)....
Il est urgent de réagir en signant, sur Change.org, la pétition "Pour maintenir ouverte la Maison de la Poésie de Saint-Quentin en Yvelines, et ses activités dans ses murs et hors les murs".
Il y a besoin de milliers de signatures pour la sauver, et d’un maximum de soutiens. Signez en cliquant sur le lien pétition pour sauver la maison de la poésie de Saint-Quentin en Yvelines ici.
N’oubliez de valider ensuite votre signature et faites suivre ce lien à tous vos amis et connaissances, pour que vive la poésie !



Première sélection du prix Mallarmé 2015

Voici les livres retenus pour le du prix Mallarmé 2015 :
BAUDE Jeanine, Aveux simples (Voix d’encre)
BER Claude, Epître Langue Louve (L’Amandier)
BORDES François, Le logis des passants de peu de biens (Corlevour)
CAMBAU Laure, Ma peau ne protège que vous (Le Castor astral)
CAROUTCH Francesca Yvonne, L’or des étoiles (éditions du Cygne)
COMBES Francis, La France aux quatre vents (Le Temps des cerises)
DARRAS Jacques, Blaise Pascal et moi dans la voie lactée (Le Castor astral)
FARELLIER Paul, L’Entretien devant la nuit (Les Hommes sans Épaules éditions)
LAMBERSY Werner, La perte du temps (Le Castor astral)
LANGLOIS Christophe, L’amour des longs détours (Gallimard)
MONGINOT Christian, Le Miroir des solitudes (L’Herbe qui tremble)
PAULIN Etienne, Le Derrière du ciel (éd. du Nord/Henry)
REY Jean-Dominique, Alluvions (Dumerchez)
SALESSE Jeannine, L’épaule du paysage (Tarabuste)

Le Prix Mallarmé, décerné depuis 1937, récompense un poète d’expression française pour l’ensemble de son œuvre et dont un recueil a été publié entre le 1er octobre de l’année précédente et le 1er octobre de l’année en cours. Il
est décerné lors de la foire du livre de Brive, début novembre. Contact : sg-academiemallarme@orange.fr



Le printemps de jacques Ibanès

Notre collaborateur Jacques Ibanès connaît un printemps flamboyant. On pourra aller l’entendre :
• Le 8 mai à 16h à Gabian (34) au Poisson Fa (la maison de Boby Lapointe) avec le Quatuor de l’art d’en face dans un spectacle autour de textes de Bernard Bienaimé et de chansons de Léo Ferré.
• Le 12 mai à 17h à l’Institut d’études slaves de Paris-Sorbonne 9 rue Michelet 6ème arrt où il présentera l’ouvrage de Victor Lebrun « 10 ans avec Tolstoï » (lire ici )
• Le 17 mai à 15h à Olargues (34) récital « En Méditerranée » dans le cadre du festival Mai que Mai
• Le 21 mai à 17h à Sète (34) à l’Espace Brassens avec trois chanteurs Sétois
• Le 30 mai à 16h à Bergerac (24) au Caveau de la Tinée, récital « L’urgence du poème ».
• Le 6 juin à 18h à Rousset (13) Association l’Index « Apollinaire, l’amour la guerre »



Festival « Les Eauditives » en Provence

Pour sa 7e édition, Le Festival « Les Eauditives », organisé par les Éditions Plaine Page et la ZIP (Zone d’intérêt poétique) de Barjols, renoue avec sa vocation première, celle de l’itinérance. Le festival se déroule sur trois jours, les 29, 30 et 31 mai 2015, et dans trois lieux emblématiques de La Provence verte qui l’identifient dans ses rapports à l’Art :
Vendredi 29 mai au Musée des Gueules Rouges à Tourves : Les arts du territoire (la bauxite et l’industrie minière).
Samedi 30 mai à l’Abbaye et au village de La Celle : L’art médiéval.
Dimanche 31 mai au Jardin des sculptures et Centre d’Art Contemporain de Châteauvert : Les arts actuels.
Un parcours jalonné de créations poétiques (éditions, débats littéraires, performances, arts visuels, conférences, récitals, lectures) au cœur de ces trois lieux culturels.
Chaque année, le festival accueille des auteurs nationaux et internationaux, grands noms ou voix émergentes des poésies et arts actuels. Une voix est également donnée aux architectes, scientifiques, philosophes… qui viennent débattre sur une problématique inhérente à certains enjeux du territoire.
Huit auteurs sont invités et publiés aux Editions Plaine Page à l’occasion du festival : Pauline Catherinot, Cédric Lerible, Dominique Massaut (Belgique),Dani Orviz (Espagne),Nicole Peyrafitte (USA), Cécile Richard, Antoine Simon et Patrick Sirot.
Sont également au programme deux récitals de la mezzo-soprano libanaise Roula Safar, deux conférences des poètes Jean-Pierre Bobillot et Sylvie Nève et de Georges Olivari, directeur de la Maison Régionale de l’Eau, ainsi qu’une visite guidée par Micheline Simon, agrégée d’Arts Plastiques, sur le thème : Résonances aquatiques.
Pour connaitre les détails, programme complet ici.



Jean-Luc Wauthier vient de mourir

Je viens de recevoir la triste nouvelle : Jean-Luc Wauthier est décédé hier, dimanche 15 mars 2015, d’une crise cardiaque. Je perds un ami rencontré tardivement mais avec lequel j’étais en correspondance depuis des décennies. Texture quant à elle perd un collaborateur précieux qui nous donnait des nouvelles de la poésie de Belgique avec sa chronique « Du côté des poètes belges ».
Jean-Luc Wauthier était né est à Charleroi le 14 novembre 1950. Poète et essayiste, il était également un critique apprécié. Il était depuis 1991, rédacteur en chef du « Journal des Poètes » et, depuis 2008, président de la Maison internationale de la Poésie-A. Haulot.
On trouvera sur Texture un dossier le concernant ici
Que sa famille et ses proches veuillent bien recevoir nos condoléances très sincères.

Philippe Leuckx évoque sa mémoire :

Le poète et critique Jean-Luc WAUTHIER est mort ce dimanche 15 mars 2014. Il avait soixante-quatre ans.
Revuiste, enseignant, poète, animateur, critique, romancier, rédac’ chef du journal des poètes depuis 1991, doyen du Conseil d’Administration de l’A.E.B., Président du Prix Robert-Goffin, immense lecteur des poètes et découvreur de nouveaux talents, lecteur aussi des manuscrits du Fonds National de Littérature depuis de longues années.
Oui il avait toutes ces casquettes, et drôle avec ça, et s’emportant avec ça, et voltairien avec ça.
Il avait organisé avec d’autres potes du Journal des poètes une rencontre poésie pour l’enseignement dans son Ecole Normale de Nivelles et j’en ai un souvenir ému.
Il répondait sur des fiches bristol petit format de sa belle et petite écriture au porte-plume réservoir bleu.
Il envoyait des livres pour recensions.
Il partait un jour aux States pour voir sa grande fille.
Il faisait l’éloge des grands poètes qu’il aimait : Ayguesparse, le petit Schmitz...
Il était heureux comme un gamin de la renaissance du Journal, de sa « reprise » récente.
Il avait rejoint, après sa retraite, le pays de son père, la Fagne, la belle Fagne namuroise de Villers, de Sart... L’enfance était souvent nichée entre escalier et poème, jusqu’au cœur de ses plus beaux recueils : « Au nom du père » chez Marc Imberechts, « Sur les aiguilles du Temps » chez Yves Namur.
Il était passé au roman et j’avais été ébloui par le second « Les Tablettes d’Oxford », dans le droit fil d’une littérature intelligente, érudite, passionnante, celle de Curvers et de Yourcenar.
« Manteau de silence » l’enveloppe aujourd’hui et je suis d’une tristesse...

P.L.



Aurélia Lassaque à Saint Gaudens

Le samedi 25 avril, à partir de 16 heures, Aurélia Lassaque sera l’invitée de la Médiathèque du Saint-Gaudinois (3, rue Saint-Jean. 31800 Saint-Gaudens), pour une rencontre-lecture animé par son directeur, poète et écrivain, Pierre Maubé.
Jeune poétesse de langues française et occitane, Aurélia Lassaque collabore régulièrement avec des plasticiens, danseurs et musiciens. Elle a participé à des festivals en Europe, au Brésil, en Norvège et en Inde. Ses poèmes sont traduits dans une quinzaine de langues, dont l’anglais et l’hébreu.
Engagée en faveur de la diversité linguistique, elle est conseillère littéraire, avec l’écrivain Boubacar Boris Diop, du festival « Paroles Indigo » à Arles sous le marraînage d’Aminata Traoré et a été responsable en 2011 de l’exposition « Dialogue entre cultures et langues » au Conseil de l’Europe.
Elle a soutenu une thèse de doctorat sur la dramaturgie occitane au XVIIe siècle. Depuis 2012, elle assure une chronique littéraire à FR3 Sud.
Son dernier recueil de poèmes, « Pour que chantent les salamandres », a été publié en 2013 aux éditions parisiennes Bruno Doucey.
Aurélia présentera sa poésie, en lira des extraits et dialoguera avec le public. Entrée libre.



mercredi 10 juin 2015, par Michel Baglin

P.-S.

nche

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Jacques Ibanès & Michel Baglin : Salut à Rochefort

Ce poème, "Salut à Rochefort", hommage aux poètes de "l’Ecole" de Rochefort, est extrait de mon recueil L’Obscur Vertige des vivants paru au dé bleu en 1994.
Jacques Ibanès, poète, chanteur et ami le récite sur une musique de Christiane Barthès interprétée à l’accordéon. J’ai réalisé la vidéo à partir d’un enregistrement de le lecture et des photos prises à Rochefort où j’étais invité pour des lectures. Ce clip est le premier réalisé par Texture vidéos. Voir Ici



Clod’aria n’est plus

Soc & Foc, un de ses plus fidèles éditeurs avec le Dé Bleu, m’apprend le décès de Clod’aria le 12 mai 2015, à l’âge 99 ans. Clod’aria était le pseudonyme littéraire de Suzanne Humbert-Droz, née en 1916, pupille de la Nation, qui a vécu à Orbrie, dans cette Vendée où elle a été institutrice.
En 1961 elle a quitté l’enseignement pour se consacrer à l’écriture, à la peinture et à l’apprentissage du chinois. Elle a publié une trentaine de recueils de poésie et plusieurs récits en prose, dont « Une instit’ pas ordinaire », où elle a raconté son enfance et sa vie d’enseignante (Geste Éditions, 2001). Son style est simple, concis et souvent plein d’humour.



Gilbert Baqué nous a quittés

Je viens d’apprendre le décès du poète toulousain Gilbert Baqué, survenu hier jeudi. Né en 1935 à Toulouse, Gilbert a passé son enfance dans le Lauragais. Il a été instituteur et engagé dans la vie littéraire toulousaine, notamment auprès de René Gouzenne dont il fut l’ami, et de la Cave poésie, dont il était membre du Conseil d’admininistration. Publié en diverses revues, dont Action poétique, il a fait paraître notamment « Désorient » (éditions Tribu), « Soleils » (éditions de la Renaissance) et « Ressacs » (éditions n&b), ou encore dernièrement « Fin provisoire ».
Son écriture était simple et chaleureuse. Il avait aussi cette fraternité du militant politique qui se battait pour un monde plus juste. Il savait être à l’écoute des autres. Il donnait ainsi des critiques de spectacles quand il ne s’adonnait pas à son autre passion : le jazz. Son trombone dans le groupe Calamity Jazz a enchanté bien des soirées et des lieux.



Pourquoi des poètes en temps de détresse ?

Tel est le thème de la table ronde proposée par La Règle du jeu au cinéma le Saint-Germain-des-Prés (22 rue Guillaume Apollinaire - 75006 Paris) le Dimanche 7 juin 2015 à 11heures. Un débat sur l’état de la poésie aujourd’hui.
Autour d’Alexis Lacroix, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Marianne débattront Paul de Brancion, poète, président de l’Union des poètes & Cie, Françoise Siri, poète, journaliste, Catherine Tourné, directrice des Editions LansKine et Jacques Villabesset, poète, chroniqueur littéraire.
Débat enregistré et mis en ligne sur Vidéomotion. (Metro : Ligne 4 [Saint-Germain-des-Prés] - Ligne 10 [Mabillon] - Bus : Lignes 39, 63, 86 et 95 [Saint-Germain-des-Prés])



Concours « Scènes de toits à ciel ouvert »

L’Association des Écrivains Bretons (AEB) lance un second concours d’écriture intitulé « Scènes de toits à ciel ouvert », orienté vers la satire sociale en écho à l’écrivain Alain René Lesage, auquel est consacré le numéro 2 de la newsletter Breizh Deiz ainsi qu’un culture quiz (à découvrir sur le site). Comme l’an dernier, les candidats peuvent concourir en français, en breton ou en gallo. Participation gratuite, délai : 30 mai 2015. Règlement complet et formulaire d’inscription en pièces jointes ainsi que sur le site de l’Association des Écrivains Bretons http://www.ecrivainsbretons.org/ Pour toute demande d’information : concours.aeb@gmail.com La remise des prix aura lieu en septembre.



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